Explorer les 59 jalons
L’ensemble des changements qui composent le chemin de transition de la Gaspésie vers 2050, organisés en trois trajectoires interconnectées.
VUE D'ENSEMBLE
Un chemin, trois trajectoires
Les arts contribuent aux changements de culture et de valeurs proposant d'autres modes de vie.
Les entreprises reçoivent du soutien pour adopter des modèles d'affaires qui valorisent les compétences humaines, l'innovation et la lutte aux changements climatiques.
La grande diffusion des connaissances sur les changements climatiques et les programmes d'accompagnement individuels et collectifs en place aident les citoyen·ne·s à modifier leurs comportements et à adapter leurs résidences aux risques climatiques.
Un ambitieux plan de développement social est aligné avec les planifications régionales, reflète les besoins et capacités des populations et mise sur le pouvoir collectif et l'éducation populaire.
Le fort sentiment d'appartenance des Gaspésien·ne·s est stimulé par un accès privilégié à la nature et par l'esprit de communauté et de partage qui règne dans les noyaux villageois.
Les Gaspésien·ne·s accordent plus d'importance à la sobriété de consommation et des initiatives citoyennes de partage se développent.
Alliant écofiscalité et mesures incitatives, les gouvernements soutiennent les acteurs de première ligne dans la lutte et l’adaptation aux changements climatiques en vue d’accélérer la transition vers la circularité et l’efficacité énergétique.
La réglementation sur les ressources naturelles favorise les marchés locaux, limite les exportations et se base sur les données scientifiques pour identifier la capacité des écosystèmes à se maintenir en santé.
Le réseau d'enseignement et les sciences participatives documentent les événements climatiques pour une meilleure planification de l’aménagement du territoire et des stratégies d’adaptation et de réduction des GES innovantes.
Des mesures d’écofiscalité et des impôts plus progressifs financent de manière durable les acteurs précurseurs qui soutiennent les modes de vie plus sobres.
L'éducation populaire favorise le développement des compétences à dialoguer afin d'intégrer les futures générations et la science dans les décisions.
Les programmes de financement offerts aux entreprises priorisent les PME locales, soutiennent la formation des employé·e·s et appliquent des critères d'écoconditionnalité.
Le réseau d'enseignement développe l'esprit critique et les compétences nécessaires à la transition et à l'autonomie régionale, ce qui favorise le respect des écosystèmes.
Les instances de collaboration entre les communautés allochtones et Mi’gmaq sont renforcées et des liens se tissent grâce au partage d’espaces et aux événements culturels communs.
La mobilité collective/partagée est renforcée et adaptée aux besoins de la population et des employeurs.
Les PME et les OBNL sont soutenus dans le développement de modes d’habitation collectifs et des incitatifs encouragent le partage des espaces publics et professionnels.
Les plans d'aménagement adoptent des pratiques novatrices en matière d'habitation et d'urbanisme.
Des projets pilotes sont financés pour tester des technologies de la transition, développer et déployer des solutions, et les diffuser largement.
Les gouvernements favorisent la rénovation d’immeubles, la cohabitation, l’accessibilité à des logements sociaux, communautaires, et adaptés aux changements climatiques.
Grâce à de l’éducation populaire, de l’apprentissage en milieux de travail, et une transmission intergénérationnelle des compétences entrepreneuriales et des savoir-faire, les gens adoptent des pratiques durables et participent à des initiatives de transition.
La promotion de certains produits et services jugés contraires aux objectifs de décarbonation, à la santé des personnes et des écosystèmes est interdite.
Un chantier consacré au développement régional, a mené au versement de redevances aux instances régionales par les entreprises qui œuvrent en Gaspésie, ce qui permet de financer des programmes régionaux et locaux de résilience.
Du personnel dédié apporte des compétences nécessaires aux divers paliers de gouvernements pour renforcer l’application des réglementations visant la protection des écosystèmes. Les travaux dans les milieux à risques et sensibles sont interdits.
Les arts et la culture connectent les humains autour d’expériences uniques et partagées contribuant à transformer les valeurs et à stimuler l’engagement environnemental et social. Par exemple, à travers des œuvres, musées ou festivals engagés dans la transition écologique.
Les investissements publics et privés ont été massivement réorientés pour soutenir les modèles d'affaires innovants qui valorisent les compétences humaines, la décarbonation, les créneaux d’excellence, et l’adaptation aux changements climatiques.
Les sites patrimoniaux contribuent à la résilience et soutiennent l’écotourisme en valorisant les rénovations durables, la conservation de la biodiversité, l'identité et la culture locale.
Dans les villes et villages, des échanges culturels et des espaces collectifs adaptés et accessibles permettent le partage de savoirs, la fabrication et la réparation d’objets, ce qui facilite l’implication des nouveaux arrivants et l’animation de la vie communautaire.
Les populations sont résilientes grâce à un filet social renforcé par les activités communautaires, du développement social, du réseautage et des échanges. Les gouvernements se sont ralliés pour la mise en place de mesures équitables de répartition de la richesse qui assurent que chacun ait des revenus suffisants pour sortir de la pauvreté.
Des investissements majeurs dans le soutien à la requalification permettent aux gens de changer de métier et de développer des compétences pour des métiers innovants.
Les gouvernements ont amorcé la refonte du cadre législatif et réglementaire, afin d’accélérer l'atteinte des cibles de décarbonation et faciliter la restauration et la préservation des milieux naturels. La réadaptation des secteurs qui ont un gros impact est priorisée.
Des réglementations structurantes et des échanges avec des régions limitrophes permettent de renforcer l’économie circulaire. Chaque projet intègre la réutilisation et le réemploi de ressources.
Des logements, infrastructures et services facilitent l'accompagnement des nouveaux arrivants et la défense de leurs droits.
Les exploitations agricoles et entreprises bioalimentaires bénéficient d’un accompagnement financier et technique pour adopter des pratiques agroécologiques et opérer les transformations nécessaires à l'atteinte de leurs cibles de décarbonation, ce qui contribue à l’autonomie alimentaire et à la résilience climatique.
L'autonomie alimentaire régionale est améliorée grâce à un accès équitable et raisonné aux ressources alimentaires naturellement retrouvées en milieu terrestre et marin, en partage avec les communautés Mi'gmaq.
Les décisions qui concernent les grands projets de développement économique font l’objet de processus démocratiques et elles doivent assurer la pérennité des ressources naturelles et la préservation du bien commun, comme l’eau et la forêt.
En Gaspésie, la culture démocratique est forte : un grand nombre de personnes s’impliquent dans la communauté et les conseils municipaux adaptent leurs procédures afin de rejoindre tous les types de populations.
Des services psychologiques, des groupes de soutien et aides financières équitables accompagnent les gens dans les délocalisations et les deuils causés par l’adaptation aux changements climatiques.
L'organisation du travail s'est assouplie et de plus en plus de personnes adoptent un rythme plus lent, changent leur mode de consommation, et s'adonnent à des activités d'implication sociale et d’autosuffisance.
Une décentralisation gouvernementale a permis l’émergence d’une gouvernance régionale qui assure une planification et une conciliation démocratique des activités économiques, de même qu’une gestion équitable des ressources et la pérennité des milieux naturels.
La gestion démocratique d’un grand nombre de ressources locales est encouragée, et plusieurs modèles d'économie de partage, de propriétés et d’entreprises collectives sont soutenus par des outils financiers et règlementaires.
Plusieurs secteurs d’activités adoptent des pratiques durables comme la sobriété, l'économie circulaire et l'écoconception, pour réduire leur impact environnemental et contribuer à une réinvention des modes de vie.
Les infrastructures sont aménagées pour faciliter l'accès à une mobilité active sécuritaire et efficace pour toutes les populations, et des droits de passage sont autorisés sur des terres privées et agricoles et permettent de connecter les réseaux. Les transports collectifs sont financés et abordables.
Les règlements d’urbanisme et une fiscalité adaptée encadre la réalisation d’aménagements résilients dans les milieux naturels et habités. Les constructions et les rénovations de bâtiment doivent inclure des critères de sobriété et l'aménagement dans les milieux construits comportent des solutions axées sur la nature.
Grâce à des campagnes d’information, des initiatives et des projets pilotes de réemploi et de réparation, la consommation et le gaspillage de ressources ont diminué.
Les lieux de mise en marché de proximité sont nombreux et diversifiés et le système alimentaire territorial favorise les circuits courts qui rapprochent ceux qui produisent la nourriture et ceux qui la consomment. Des jardins collectifs et caveaux communautaires sont aussi mis à la disposition des communautés.
Des cibles de protection et de restauration des milieux naturels progressent vers leur atteinte et des démarches de renaturalisation sont menées dans les milieux de vie, notamment en bord de mer.
Grâce à un travail collectif des organisations et entreprises, et à des campagnes et activités d’éducation à l’alimentation saine, la Gaspésie s'est dotée d’un système alimentaire territorial qui soutient la sécurité alimentaire et la lutte à la pauvreté.
La gestion démocratique des ressources locales se réalise grâce à des processus décisionnels basés sur la délibération et la participation citoyenne, et les programmes gouvernementaux sont ajustés en fonction des orientations régionales.
L’ampleur du transport commercial, son empreinte carbone et ses coûts sont réduits en raison de l'augmentation de l’autonomie régionale et de la mutualisation et l'optimisation des équipements.
Les heures de travail sont réduites, et le coût de la vie a diminué, ce qui permet de soutenir la santé et de saines habitudes de vie, comme l’utilisation du transport actif.
Les cœurs des villes et des villages sont attrayants grâce à la présence de services de proximité et à l'accès à des infrastructures partagées. La majorité des commerces et les nouvelles industries sont regroupés et implantées à proximité des axes de transport collectif.
Les établissements de santé et de services sociaux sont ancrés dans les milieux de vie, ont des approches axées sur la prévention et la résilience, et les collectivités sont impliquées dans leur gouvernance.
Le secteur du tourisme profite d’une nouvelle clientèle locale et de séjours prolongés au même endroit, de même que d’un partage des ressources matérielles et humaines, incluant du transport sobre, ce qui permet une offre touristique écoresponsable.
Les entreprises et le public ont accès à des solutions pour avoir une consommation écoresponsable grâce à l’offre de produits locaux abordables et à des chaînes de circularité.
Des infrastructures de production d'énergies renouvelables et de récupération de chaleur sont réalisées en accord avec les communautés pour répondre aux besoins régionaux.
Une majorité de citoyens et diverses organisations utilisent des plateformes de partage de véhicules et de biens, de lieux et d’équipements privés et publics.
L’économie régionale est dotée de plusieurs PME diversifiées et innovantes, qui s’accordent avec les cycles saisonniers et la protection de la biodiversité, et qui répondent en priorité aux besoins de la population locale. L’approvisionnement sur les marchés internationaux est grandement diminué et encadré.
59 jalons au total — Chemin de transition 2027–2050